Difficultés dans la motricité globale ou fine, difficultés dans l’apprentissage de la lecture, de l’écriture ; difficultés à se concentrer ; colères, émotivité excessive, troubles du comportement (TDA/H Dys) sont souvent le résultat d’une mauvaise intégration des réflexes archaïques.
Les réflexes archaïques sont des mouvements involontaires, automatiques et rapides en réponse à un stimuli externe. Ils émergent in utéro ou pour certains dès la naissance, s’exercent dans les premiers mois de la vie puis s’inhibent. Ils permettent au bébé d’évoluer in utéro, de naître, se nourrir, se protéger, communiquer, s’attacher… Certains de ces réflexes sont évalués à la naissance afin de vérifier le bon développement neurologique de bébé ( fouissement, agrippement, Moro, Babinski, marche automatique).
Combinés entre eux ces mouvements réflexes vont permettre de plus en plus d’expériences et vont petit à petit s’inhiber, s’intégrer pour laisser place à des mouvements volontaires comme se retourner, ramper, marcher à quatre pattes puis debout mais aussi attraper, manipuler, lancer… et plus tard lire, écrire, se concentrer…
Les réflexes archaïques ne disparaissent pas, ils s’intègrent.
Ils peuvent cependant rester immatures et ne pas s’inhiber ou encore ressurgir dans plusieurs circonstances :
- En cas d’urgence, ils sont alors des mécanismes de secours efficaces (tendre les mains en avant pour amortir une chute ou retirer sa main pour éviter de se brûler…) ;
- En cas de stress physique ou émotionnel, d’accident, de maladie ou de trouble du neurodéveloppement. Ils peuvent alors perturber :
- la sphère corporelle : motricité, posture, équilibre, locomotion…
- la sphère émotionnelle : relation, gestion des émotions, confiance et estime de soi…
- la sphère cognitive : lecture, écriture, apprentissage, concentration, numération, langage, expression…
Paul Landon, concepteur de cette méthode, explique qu’un réflexe non intégré c’est comme si on essayait de marcher avec un caillou dans la chaussure : on ne peut pas exprimer notre plein potentiel avec une gêne.
Comportements possibles en cas de réflexes archaïques non intégrés :
- Enfant ou adulte pour lequel un diagnostic Dys ou TDA/H a été posé, difficulté dans l’apprentissage de la lecture, l’écriture; difficulté à écouter, se concentrer ; agitation.
- Gestuelle maladroite; brutalité involontaire ; problème de coordination
- Personne étiquetée timide, peureuse, agressive ou colérique, hypersensible aux stimulations extérieures
- Immaturité émotionnelle, manque de confiance, difficultés à s’adapter aux situations nouvelles.
L’intégration des réflexes archaïques est une approche éducative douce basée sur des mouvements et stimulations sensorielles. Elle favorise le développement global du patient, enfant, adolescent ou adulte.
Par des pressions, des massages, des sollicitations rythmiques on réapprend au corps et au cerveau le schéma moteur de base. Complétés par des mouvements ou postures à reproduire quotidiennement (5 à 10 minutes) ces exercices ont des effets sur la posture, amènent une sensation de sécurité intérieure et donc une baisse significative du stress.
L’intégration des réflexes archaïques peut accompagner une thérapie familiale ou individuelle. Elle n’entre en concurrence avec aucune autre méthode, pratique ou rééducation physique ou psychologique mais peut en être complémentaire.
